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GR 5 - La grande traversée des Alpes

58 pages

La traversée des Alpes : Une ligne droite de 567 km dans les Alpes française. Lancez-vous dans une aventure de 36 étapes avec les plus belles vues de France. Réaliser ce trek d’une traite en 30 à 35 jours ou parcourez-le par segment.

This guide is written with the help of artificial intelligence, based on researched and verified routes.

Présentation

Le GR 5 alpin relie le lac Léman à la Méditerranée : 567 kilomètres de Saint-Gingolph à Nice, à travers cinq départements français — Haute-Savoie, Savoie, Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence et Alpes-Maritimes — après quelques kilomètres en territoire suisse au départ. L'itinéraire franchit deux parcs nationaux, la Vanoise (le plus ancien de France, créé en 1963) et le Mercantour (1979), ainsi que quatre parcs naturels régionaux et six réserves naturelles. Strictement linéaire, il fait basculer le marcheur d'un univers à l'autre : le Chablais calcaire et humide, tourné vers le Léman, laisse place aux alpages du Beaufortain et de la Vanoise, puis aux paysages secs et minéraux du Briançonnais, du Queyras et de l'Ubaye, avant que le Mercantour ne plonge vers la garrigue méditerranéenne et les collines de l'arrière-pays niçois.

Profil et infos clés

  • Point de départ : Saint-Gingolph, rive du lac Léman (374 m)
  • Point d'arrivée : Nice, bord de mer (4 m) — itinéraire strictement linéaire, sans boucle de retour
  • Point culminant : le col de la Leisse, dans le parc national de la Vanoise, à 2 758 m
  • Distance totale : environ 567 km, en 36 étapes, soit 30 à 35 jours de marche
  • Dénivelé cumulé : environ 30 757 m positif et 31 126 m négatif, soit environ 5 400 m de montée pour 100 km
  • Étape la plus exigeante : la traversée de la Vanoise, du col du Palet (2 652 m) au col de la Vanoise en passant par le col de la Leisse — la plus longue section du parcours maintenue au-dessus de 2 500 m

Niveau et effort

Le GR 5 ne présente aucune difficulté technique au sens alpin : ni corde, ni crampons, ni via ferrata sur l'itinéraire principal en pleine saison. La Grande Traversée des Alpes, association qui gère l'itinéraire, retient une moyenne d'environ 1 000 m de dénivelé positif par étape. La difficulté réelle tient à la répétition — enchaîner trente jours à ce rythme — et surtout à la descente : avec 31 126 m à encaisser sur l'ensemble du parcours, un peu plus qu'en montée, c'est le travail excentrique des quadriceps et l'usure des genoux qui font abandonner, plus souvent que l'essoufflement. Le terrain alterne sentiers de montagne, pistes forestières et traversées de pierriers, avec quelques passages où le pied sûr est indispensable, en particulier par temps humide. La saison praticable s'étend de la mi-juin à fin septembre, la plupart des refuges étant gardés du 15 juin au 15 septembre.

Itinéraire, étape par étape

Cinq tronçons, calés sur les massifs traversés et sur les villes-étapes qui ferment chaque section.

  1. Le Chablais et le Haut-Giffre — Saint-Gingolph → Les Houches (environ 103 km en 7 étapes) — Reliefs calcaires du Chablais, chaîne des Fiz et cascades du Rouget jusqu'au col d'Anterne, où le mont Blanc apparaît pour la première fois. L'une des deux sections les plus raides de la traversée, avec 7 000 m de dénivelé positif.
  2. Le Beaufortain et la Vanoise — Les Houches → Modane (environ 158 km en 10 étapes) — Le tronçon le plus long et le plus exigeant : la réserve des Contamines-Montjoie, le lac de Roselend et la Pierra Menta, puis quatre journées consécutives en cœur du parc national de la Vanoise jusqu'au col de la Leisse, point culminant du GR 5.
  3. La Maurienne et le Briançonnais — Modane → Briançon (environ 65 km en 4 étapes) — Le plus court des cinq tronçons, bascule vers les Alpes du Sud : passage au pied du mont Thabor (3 178 m, ascension facultative) avant de rejoindre les fortifications de Vauban, classées à l'UNESCO.
  4. Le Queyras et l'Ubaye — Briançon → Larche (environ 81 km en 6 étapes) — Le parc naturel régional du Queyras et ses villages de bois et de pierre, puis la Haute-Ubaye par le col Girardin (2 699 m) et deux cols frontaliers jusqu'à Larche, dernier village avant l'Italie.
  5. Le Mercantour — Larche → Nice (environ 157 km en 9 étapes) — Le parc national du Mercantour, puis la plus longue perte d'altitude de la traversée : près de 9 000 m de descente du Pas de la Cavale (2 671 m) jusqu'au niveau de la mer, à travers les villages perchés de la Tinée.

Bon à savoir

  • La réservation en refuge n'est pas une commodité mais une condition : les refuges d'altitude comptent souvent moins de cinquante places et ceux de la Vanoise et du Mercantour se remplissent dès le printemps pour juillet-août.
  • Le bivouac (une nuit, tente montée le soir et démontée le matin) est toléré sous conditions qui varient selon la zone traversée ; le camping est interdit hors terrain aménagé sur la quasi-totalité du parcours. En cœur de parc national (Vanoise, Mercantour), le bivouac n'est autorisé qu'aux abords de certains refuges, de 19 h à 8-9 h, avec emplacement à réserver.
  • L'itinéraire est strictement linéaire : aucune boucle ne ramène au point de départ. Les deux extrémités sont bien desservies en train (Léman via Genève ou Thonon-les-Bains, Nice par une gare TGV), et plusieurs villes-étapes intermédiaires ont une gare — Les Houches, Bourg-Saint-Maurice, Modane, Briançon — ce qui permet d'entrer ou de sortir de l'itinéraire en cours de route.
  • Le ravitaillement est inégalement réparti : certaines sections, comme la traversée de la Vanoise entre Peisey-Nancroix et Modane, se font sur plusieurs jours sans commerce. Se renseigner sur les jours d'ouverture avant de partir, surtout en fin de saison.
  • Budget indicatif pour l'intégralité du parcours (33 jours) : environ 1 000 à 1 800 € en autonomie complète (bivouac, camping), et environ 2 800 à 4 050 € en demi-pension au refuge.

Cinq cent soixante-sept kilomètres séparent la rive du Léman de la Méditerranée. Sur le papier, c'est une ligne qui descend du nord au sud. Sur le terrain, c'est une lente transformation : on part dans le vert humide du Chablais et on arrive dans la garrigue, on quitte les vaches d'alpage pour les troupeaux de moutons, et sans qu'on sache exactement quand, la lumière a changé. Ce guide est un outil de préparation, pas un substitut au jugement : sur le terrain, ce sont les gardiens, les panneaux et le bon sens qui commandent. Bonne route, et beau temps sur les cols !